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J’ai longtemps suivi une routine. Puis j’ai commencé à écouter ma peau.

  • Photo du rédacteur: No Boi
    No Boi
  • 5 mai 2025
  • 8 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Pendant longtemps, j’ai pris soin de ma peau comme on m’avait appris à le faire, sans vraiment m'y intérresser. Et pourtant, je suis esthéticienne. Je connaissais la peau, lors de mes études j’avais appris les différents types de peau, les soins, les produits, les protocoles… Mais entre connaître quelque chose et commencer réellement à se demander pourquoi on fait ce qu’on fait, il y a parfois quelques années de crème entre les deux. 😄


Quand j’ai commencé à travailler dans mon premier institut, nous utilisions Gemology Cosmetics, une marque française dont l’univers autour des minéraux et des pierres précieuses et semi-précieuses me plaisait énormément.

À l’époque, j’avais une peau plutôt grasse. Donc peau grasse = produits pour peau grasse. Je suis partie sur la gamme Rubis, avec la crème et tout ce qui allait avec.

Et je suivais les recommandations. Une crème ? Je mettais une crème. Un sérum ? Il fallait mettre un sérum. Bon. Le sérum, en réalité, m’embêtait déjà un peu, donc il passait régulièrement à la trappe. 😄 Mais surtout, je ne cherchais pas tellement plus loin.

Je savais quoi mettre. Je ne cherchais pas encore vraiment à comprendre pourquoi je le mettais.


Ma peau, elle, n’avait visiblement pas lu même la notice


Parce qu’avec tout ça, elle ne changeait pas vraiment. Parfois même, j’avais l’impression que c’était pire. Et il m’a fallu du temps avant de me demander si le problème n’était peut-être pas dans ma façon d’aborder les choses. Pas forcément dans les produits eux-mêmes. Ni dans la marque. Et encore moins dans le fait que ma peau aurait décidé d’être pénible juste pour m’embêter. Mais dans cette idée qu’une fois qu’on avait déterminé un « type de peau », il suffisait de trouver les produits correspondants et de suivre gentiment la routine.


Peau grasse. Case cochée. Gamme adaptée. Problème réglé.


Sauf que pas du tout! Alors j’ai recommencé à chercher.


Quand j’ai voulu comprendre ce que je mettais sur mon visage

J’ai repris certaines choses apprises pendant mes études. J’ai commencé à m’intéresser davantage aux compositions, aux actifs, à leurs rôles, aux associations entre les ingrédients, mais aussi à leurs concentrations et à la manière dont ma peau réagissait réellement. Et surtout, je me suis remise en question dans ma façon de faire.


Je suis passée par plusieurs phases. À un moment, je suis même allée jusqu’à fabriquer mes propres crèmes. J’achetais mes ingrédients bio et je réalisais mes préparations moi-même. Est-ce que je pense aujourd’hui qu’il faut fabriquer ses cosmétiques pour avoir une belle peau ? Non. 😄


Mais j'ai beaucoup appris pendant cette période. Parce que petit à petit, j’ai arrêté de chercher uniquement quel produit utiliser et j’ai commencé à me demander :

Pourquoi celui-là ?

Qu’est-ce que j’attends réellement de lui ?

De quoi ma peau a-t-elle besoin en ce moment ?


Et ça a complètement changé ma façon d’en prendre soin.


Une peau n’est pas figée dans une case

C’est probablement l’une des choses les plus importantes que j’ai comprises avec les années. On parle énormément de « type de peau »: sèche, grasse, mixte, normale.

Comme si, une fois l’étiquette posée, nous avions notre mode d’emploi pour les vingt prochaines années.


Sauf que notre peau évolue. La mienne en est un très bon exemple. L’âge passe par là. Les hormones aussi. Notre environnement, notre exposition au soleil, les saisons, certaines habitudes de vie et les produits que nous utilisons peuvent également modifier son état ou ses besoins. Et même sans grand bouleversement, ce qui est agréable et adapté à un moment donné ne le sera pas forcément six mois plus tard.

Une crème peut être parfaite quand il fait froid et devenir beaucoup trop riche lorsqu’il fait chaud.

Un actif peut avoir sa place pendant une période et beaucoup moins à une autre. Et parfois, on n’a besoin de rien changer du tout. C'est aussi une possibilité qu'on oublie curieusement assez souvent quand quelqu'un essaie de nous vendre quelque chose (si vous voyez ce que je veux dire...)


Aujourd’hui, j’ai probablement moins de produits qu’avant

Flacons de soins illustrant une routine skincare personnalisée et simplifiée
Moins de produits, plus de compréhension

C’est peut-être le plus amusant dans toute cette histoire. Plus j’ai appris, moins j’ai ressenti le besoin d’accumuler.

Aujourd’hui, je sais ce que j’utilise. Je sais pourquoi je l’utilise et à quel moment.

Je n’utilise pas nécessairement les mêmes produits le matin et le soir. Ma routine peut évoluer au cours de l’année. Certains actifs arrivent ponctuellement, puis repartent.

Et ma salle de bain n’a pas besoin de ressembler au rayon skincare d’une parfumerie pour autant.

Ma peau, elle, n’est pas devenue parfaite. Et heureusement, parce que je ne sais même pas exactement ce qu’une « peau parfaite » est censée être.

J’ai encore quelques boutons, notamment en fonction de mon cycle hormonal. J’ai des marques, des rougeurs, des jours où elle est plus jolie que d’autres.

Mais aujourd’hui, je l’aime vraiment. Je la trouve belle. Et j’en suis même assez fière. Pas parce que j’aurais enfin trouvé LE produit miraculeux. Justement parce que j’ai arrêté de le chercher.


Aujourd’hui, on ne me vend plus des miracles. Je veux comprendre les miracles.

Le produit miracle ? J’ai quelques questions.

Je crois que cette phrase résume assez bien ma façon de voir la skincare aujourd’hui.

Quand on me présente un actif comme extraordinaire, mon premier réflexe n’est plus : « Je le veux ». J’ai envie de savoir ce qu’il fait. Pourquoi il le fait. À quelle concentration. Pour quelle peau. À quelle fréquence. Avec quoi on peut l’associer ou pas. Et surtout : est-ce que j’en ai besoin ?


Parce qu’entre le rétinol que la copine trouve « magique », l’acide dont tout le monde parle sur Instagram, le sérum indispensable du moment et la crème qui promet à peu près de nous rendre notre visage de 2007… On peut vite finir avec douze produits et ne plus savoir lequel fait quoi. Plus n’est pas forcément mieux.


Écouter sa peau, ce n’est pas non plus lui prêter des pouvoirs magiques

Quand je dis « écouter sa peau », je ne veux évidemment pas dire qu’elle va se mettre à nous parler un mardi matin dans la salle de bain. Ce serait pratique, cela dit. Je parle d’observer.

Est-ce qu’elle tiraille ?

Est-ce qu’un produit provoque systématiquement une sensation d’inconfort ?

Est-ce qu’elle semble plus grasse à certaines périodes ?

Est-ce que quelque chose a changé récemment dans notre routine ?

Est-ce que nous avons introduit trois nouveaux actifs en même temps ? (auquel cas, bon courage pour trouver lequel pose problème 😄)


Observer permet d’ajuster. Et c’est là que les saisons peuvent intervenir, mais seulement comme un facteur parmi d’autres.


Je ne range pas tous mes cosmétiques le jour où je ressors mes spartiates. Parfois, une texture plus légère lorsqu’il fait chaud suffit. Ou une crème plus enveloppante quand le froid revient. Parfois, on adapte certains actifs. Et parfois, encore une fois, on ne touche à rien parce que tout va très bien.


Quelques bases restent quand même de bonnes bases

Personnaliser ne veut pas dire que tout se vaut.

Un nettoyage doux qui respecte la peau reste généralement préférable au grand décapage en règle parce qu’un bouton a osé apparaître sur le menton.

La protection solaire mérite également une vraie place dans une routine, adaptée notamment à l’exposition et aux UV, et pas uniquement dans le sac de plage au mois d’août.

Quant aux actifs comme les rétinoïdes ou les acides exfoliants, ils peuvent être intéressants, mais « intéressant » ne signifie ni indispensable ni adapté à tout le monde.

Ils demandent de comprendre leur utilisation et la tolérance de sa peau.

Et surtout, je ne crois pas beaucoup aux routines parfaites de douze étapes que l’on abandonne au bout de quinze jours parce qu’elles nous prennent un temps fou.

Une bonne routine doit aussi pouvoir vivre dans une vraie vie.


Ma skincare personnalisée à L’Isle-Jourdain

Ma propre expérience a beaucoup influencé la façon dont j’aborde aujourd’hui la skincare personnalisée.

Quand quelqu’un vient me voir, mon objectif n’est pas de lui remettre une liste de produits à acheter. Et encore moins de jeter tout ce qui se trouve déjà dans sa salle de bain pour recommencer à zéro.


Avant le rendez-vous, un questionnaire me permet de comprendre la peau, mais également les habitudes, les produits déjà utilisés, le rythme de vie et ce que la personne attend réellement de sa routine.


Ensuite, nous regardons tout ça ensemble. Ce qui fonctionne. Ce qui semble moins adapté. Ce qui fait doublon. Ce qui pourrait manquer. Et aussi ce qu’on peut probablement supprimer. Parce que oui, une consultation skincare peut parfois se terminer avec moins de produits qu’au début. Ce n’est pas très spectaculaire commercialement, j’en conviens. 😄


Mais ce qui m’intéresse, c’est que la personne comprenne ensuite ce qu’elle utilise.

Qu’elle sache pourquoi elle le fait. Et qu’elle puisse progressivement devenir plus autonome.


Je ne veux pas choisir votre routine à votre place

C'est peut-être là que ma façon de travailler aujourd'hui rejoint finalement tout le reste de ce que je propose. Je peux apporter mes connaissances. Regarder les compositions. Expliquer les actifs. Aider à faire le tri. Proposer des ajustements. Mais votre peau reste la vôtre. Votre budget aussi. Votre temps disponible le matin aussi. Vos goûts, votre tolérance aux textures et votre envie — ou votre absence totale d'envie — de passer quinze minutes dans votre salle de bain également.


Une routine doit s’adapter à tout ça. Pas l’inverse.


Si je pouvais parler à la jeune esthéticienne que j’étais…

En fait, je ne crois pas que je lui dirais grand-chose. Je ne lui dirais certainement pas qu’elle faisait mal. Elle faisait avec ce qu’elle savait, ce qu’on lui avait appris et probablement aussi avec la personne qu’elle était à ce moment-là. Et je crois que c’est normal.


Avec le recul, je me rends compte que mon évolution autour de la skincare ressemble finalement beaucoup à mon évolution personnelle. Il y a eu une période où j’appliquais davantage ce qu’on me disait. On m’avait appris que tel type de peau avait besoin de tels produits, alors je les utilisais. Je suivais les recommandations, sans forcément ressentir le besoin d’aller beaucoup plus loin.

Et puis, avec les années, j’ai commencé à poser davantage de questions. Pas seulement à propos de ma peau, d’ailleurs.

Pourquoi ? Comment ? Est-ce que ça me correspond vraiment ? Est-ce que je le fais parce que je l’ai choisi ou simplement parce qu’on m’a appris que c’était comme ça ?


Je crois qu’il arrive un moment où l’on cherche un peu moins à correspondre à ce que les autres attendent de nous et où l’on commence davantage à réfléchir par soi-même.

À se demander qui on est. Ce qu’on veut. Ce qui nous convient vraiment. Ce qu’on garde, ce qu’on laisse et dans quelle direction on a envie d’aller. Ma skincare a suivi exactement le même chemin. J’ai arrêté de chercher uniquement ce que j’étais censée mettre sur ma peau et j’ai commencé à chercher ce qui lui convenait réellement, à elle. À observer. À comprendre. À essayer. À me tromper aussi. Puis à ajuster. Au final, je trouve assez drôle qu’une histoire de crèmes et de sérums raconte aussi un petit bout de mon cheminement personnel.


Aujourd’hui, je n’ai plus envie d’appliquer quelque chose simplement parce qu’on m’a dit de le faire. J’ai envie de comprendre, puis de choisir. Pour ma peau comme pour beaucoup d’autres choses dans ma vie. Et si je devais malgré tout glisser une phrase à l’oreille de la jeune esthéticienne que j’étais, ce serait peut-être simplement :

« Continue. Tu finiras par te poser les bonnes questions. »


Envie de comprendre un peu mieux votre peau et votre routine ?

Si vous avez accumulé des produits sans vraiment savoir lesquels utiliser, si votre peau a changé, si votre routine ne vous convient plus ou si vous avez simplement envie de comprendre ce que vous mettez sur votre visage et pourquoi, nous pouvons faire le point ensemble.

Je propose aujourd’hui un accompagnement en skincare personnalisée à L’Isle-Jourdain, pour vous aider à comprendre votre peau, vos produits et construire une routine adaptée à vos besoins.


L’objectif n’est pas de vous rendre dépendante de mes conseils. C’est justement qu’à terme, vous en ayez de moins en moins besoin.


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