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Le Pouvoir du Feeling dans l'Accompagnement

  • Photo du rédacteur: No Boi
    No Boi
  • 11 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 avr.

Il y a quelques jours, j’ai eu un appel avec une personne qui me contactait pour un coaching. Il m’a expliqué ce qu’il traversait, ce qu’il aimerait comprendre, dépasser, transformer. C’était un échange simple, posé et honnête. À un moment, je lui dis quelque chose qui peut surprendre : oui, je peux peut-être l’aider… mais seulement s’il y a un feeling.


Car sans feeling : pas de résultat.


Ce n’est pas un truc magique. Ce n’est pas une intuition floue. C’est juste cette sensation très concrète de pouvoir être en confiance. De pouvoir dire les choses telles qu’elles sont, sans filtre, sans retenue. Parce que sinon, on triche. Parfois sans s’en rendre compte. On dit un peu moins. On arrange certaines vérités. On évite ce qui dérange. À partir de là, le travail n’est plus juste. Ni pour la personne accompagnée. Ni pour celle qui accompagne.


Ce qu’on ne dit pas assez sur les relations


Je crois que ça nous est arrivé à toutes et tous, à un moment de notre vie. Sentir que ça ne fonctionne pas, alors que “sur le papier”, tout devrait aller. Que ce soit avec un·e psy, un·e thérapeute, un·e coach, ou même avec quelqu’un qu’on connaît depuis longtemps. Et pourtant, on insiste. Parce qu’on se dit que ça va venir. Parce qu’on culpabilise. Parce qu’on pense que le problème vient de nous. Mais parfois, ce n’est pas un manque de volonté. C’est juste une absence de rencontre.


L'Importance du Lien Émotionnel


Le lien émotionnel est essentiel. Il nous permet de nous ouvrir et de nous exprimer pleinement. Quand il est absent, il est difficile d'avancer. Nous avons besoin de nous sentir en sécurité pour partager nos pensées et nos sentiments. Cela est vrai dans toutes nos relations, qu'elles soient personnelles ou professionnelles.


Et si c’est vrai en accompagnement… c’est vrai ailleurs aussi.


On grandit avec cette idée qu’il faudrait aimer ses parents. Aimer ses frères, ses sœurs. Aimer “quoi qu’il arrive” parce que ce sont les liens du sang. Et quand ce n’est pas le cas, il y a souvent une double peine : la difficulté du lien et la culpabilité de ne pas ressentir ce qu’on “devrait” ressentir. Mais la vérité, c’est que le lien biologique ne garantit ni la sécurité émotionnelle, ni l'amour, ni la compatibilité. Certaines relations familiales sont nourrissantes. D’autres sont neutres. Et certaines sont franchement douloureuses. Reconnaître que ça ne fonctionne pas n’est pas un manque de gratitude. Ce n’est pas une immaturité. Ce n’est pas un défaut moral. C’est parfois simplement se respecter !


Les amis aussi, parfois, ne restent pas


On parle moins souvent de ça, mais les amitiés aussi évoluent. Des personnes très proches à une période de notre vie peuvent, un jour, ne plus avoir la même place. Pas forcément à cause d’un conflit. Pas forcément parce que quelqu’un a “mal fait”. Mais parce que les chemins se séparent. Parce que les valeurs changent. Parce que les besoins ne sont plus les mêmes. Et là encore, la culpabilité peut s’inviter. Comme si se détacher d’une amitié était une trahison. Alors que parfois, c’est juste une mue. Une façon de laisser partir ce qui n’est plus ajusté.


Ce fameux “feeling” ou cette "alliance thérapeutique"


Dans la recherche en psychologie, on appelle le feeling "alliance thérapeutique" : la qualité du lien et de la confiance entre deux personnes engagées dans un travail d’accompagnement. Dans mon travail, ce mot revient souvent (je parle de "feeling", pas d'alliance thérapeutique). Je sais qu’il peut déranger. Parce qu’il donne l’impression de quelque chose de subjectif, presque léger. Alors qu’en réalité, il parle de quelque chose de très profond : la capacité à se sentir suffisamment en sécurité pour être vrai. Quand il n’y a pas ce feeling, on garde le masque. On reste en surface. On contrôle. Aucun accompagnement, aussi compétent soit-il, ne peut contourner ça. La relation n’est pas un bonus. C’est la base.


Élargir notre compréhension des rencontres


En réalité, on peut mettre beaucoup plus de choses derrière cette notion de rencontre. La rencontre amoureuse, évidemment. La rencontre avec son esthéticienne, son thérapeute, son coach (oui oui, je parle de moi ;) ). Mais aussi la rencontre professionnelle plus globalement. Dans le travail, on le ressent très bien. Quand le feeling est là, les choses circulent. On fonctionne en binôme. La communication est plus fluide avec le patron, les collègues. La confiance s’installe et la vie professionnelle est belle. On peut avoir la meilleure stratégie, le meilleur produit, le meilleur discours…


S’il n’y a pas de lien, il n’y aura pas d’élan.


Vous n'êtes pas les seul.es à avoir remarqué que l'on travaille mieux avec certain·es collègues. On avance plus sereinement avec un·e responsable plutôt qu’un·e autre. On continue à commander des fournitures auprès d’une marque, pas seulement pour ses produits, mais parce que la personne en face — le vendeur, la commerciale — nous renvoie quelque chose de juste. Ce n’est pas toujours rationnel. Mais ce n’est pas irrationnel non plus. C’est relationnel! Ces liens sont partout. Dans la vie personnelle. Dans la vie professionnelle. Dans les choix que l’on fait, parfois sans même s’en rendre compte.


Ce que, moi Noémie, je choisis, en tant que professionnelle


Quand on accompagne des personnes, cette question devient centrale. Être dans la justesse, à mon sens, c’est vouloir le mieux et le plus juste pour la personne en face. Même si cela signifie reconnaître que l’on n’est pas la bonne personne. Même si cela implique de renoncer à un accompagnement. Accompagner, ce n’est pas prendre des clients à tout prix. Ce n’est pas les retenir. Ce n’est pas confondre relation et transaction. C’est accepter que toutes les rencontres ne sont pas faites pour durer, ni pour fonctionner, ni pour transformer. Parfois, cette honnêteté là est déjà une forme de soin... Parfois, ça demande du courage. Parce qu’on préfère souvent forcer plutôt que reconnaître.


Pour finir


Que ce soit en amour, en amitié, en famille ou au travail, le lien ne se décrète pas. Il se ressent. Il se construit. Ou il ne se fait pas. S’autoriser à reconnaître cela, sans culpabilité, c’est souvent le premier pas vers quelque chose de plus juste.


Si vous ressentez que le feeling est là, alors on peut avancer ensemble. Et si ce n’est pas le cas, je vous aiderai à trouver la personne qui vous correspond.


Sources (pour celles et ceux qui aiment aller plus loin)

1 commentaire


R03 Y37y
R03 Y37y
15 févr.

The emphasis on genuine connection in coaching and relationships really resonates—without trust, meaningful progress feels impossible. user reviews

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