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Le pouvoir du feeling dans l’accompagnement

  • Photo du rédacteur: No Boi
    No Boi
  • 11 févr.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Il y a quelques jours, j’ai eu un appel avec une personne qui me contactait pour un coaching. Il m’a expliqué ce qu’il traversait, ce qu’il aimerait comprendre, dépasser, transformer. C’était un échange simple, posé et honnête. À un moment, je lui ai dit quelque chose qui peut peut-être surprendre venant d’une coach : oui, je peux probablement l’aider… mais seulement s’il y a un feeling.

Pas parce qu’il faut qu’on s’adore au premier regard, ni parce que j’attends une espèce de connexion magique. Simplement parce que, sans un minimum de confiance entre nous, je ne pense pas pouvoir être la bonne personne pour l’accompagner. Sans feeling : pas de résultat.



Mais le feeling, ça veut dire quoi exactement ?


Pour moi, c’est cette sensation assez concrète de pouvoir être soi-même dans la relation.

Pouvoir dire les choses telles qu’elles sont. Ne pas avoir besoin de présenter une version un peu plus jolie, un peu plus acceptable, un peu mieux rangée de ce que l’on vit.

Parce qu’on le fait tous. On dit un peu moins. On arrange certaines vérités. On contourne soigneusement le truc qu’on n’a pas très envie de regarder. Parfois sans même s’en rendre compte.

Et dans un accompagnement, si on reste là, je peux sortir tous les outils de ma boîte… on risque quand même de tourner autour du pot un petit moment. Mais attention : être en confiance ne veut pas dire être toujours confortable. Et encore moins être toujours d’accord avec moi.


Du chocolat… avec des cristaux de sel


Carrés de chocolat noir avec quelques cristaux de fleur de sel
De la douceur… et parfois juste ce qu’il faut de sel.

Il y a peu de temps, quelqu’un a comparé ma façon d’accompagner à du chocolat.

J’étais le chocolat. Jusque-là, tout va bien. 😄

Et puis elle m’a expliqué que, de temps en temps, à l’intérieur, on pouvait tomber sur un cristal de sel. J’ai trouvé l’image assez juste. Parce que oui, j’aime amener les choses avec douceur. Je ne crois pas qu’on ait besoin d’être brusqué pour avancer. Je ne suis pas là non plus pour décider à la place de quelqu’un de ce qu’il devrait penser, faire ou devenir.

Mais douceur ne veut pas dire complaisance. Parfois, il y a une question qu’on n’attendait pas. Une phrase qui vient toucher exactement l’endroit qu’on évitait soigneusement depuis trois quarts d’heure. Un autre angle de vue qui ne fait pas forcément plaisir sur le moment: le petit cristal de sel.

Il ne vient pas gâcher le chocolat. Au contraire, il peut parfois en révéler quelque chose qu’on n’aurait pas senti autrement. Et pour que je puisse accompagner quelqu’un, il faut justement qu’il y ait suffisamment de confiance entre nous.


La confiance, ce n’est pas être toujours d’accord


Vous devez pouvoir me dire :

« Là, non. »

« Je ne suis pas d’accord. »

« Je ne le sens pas. »

Ou même :

« Cette question m’agace. »


Et moi aussi, je dois pouvoir vous dire quand je vois quelque chose qui mérite peut-être d’être regardé autrement. C’est davantage ça que je mets derrière le mot feeling.

Pas une relation parfaitement confortable. Pas le fait de se trouver formidable mutuellement. Et certainement pas une connexion mystérieuse que je serais seule à pouvoir ressentir. Plutôt la possibilité d’être suffisamment en confiance pour être honnêtes l’un avec l’autre. Parce que c’est à partir de là que l’on peut vraiment travailler.


Et finalement, ça dépasse largement le coaching


Cette question du lien me fait réfléchir bien au-delà de l’accompagnement.

Il existe des relations qui, sur le papier, devraient fonctionner. Parce que c’est la famille. Parce qu’on se connaît depuis vingt ans. Parce que cette personne est compétente. Parce qu’on a toujours fait comme ça. Et pourtant, quelque chose ne fonctionne pas.

On peut avoir un excellent thérapeute devant soi et ne pas se sentir suffisamment en confiance avec lui. Avoir été très proche d’un ami pendant des années et constater que la relation a changé. Aimer quelqu’un de sa famille et reconnaître malgré tout que la relation est difficile.

Je crois qu’on dépense parfois énormément d’énergie à essayer de fabriquer ou de maintenir un lien simplement parce qu’on pense qu’il devrait exister. Alors que toutes les rencontres ne sont peut-être simplement pas faites pour fonctionner de la même manière, ni pour durer toute une vie. Et reconnaître cela n’oblige pas forcément à désigner un coupable.


Ce que la psychologie appelle l’alliance thérapeutique


Il existe d’ailleurs en psychologie une notion appelée alliance thérapeutique.

Elle ne désigne pas exactement ce que j’appelle ici le feeling. Elle concerne la relation qui se construit dans un cadre thérapeutique et comprend notamment la qualité du lien, mais aussi l’accord autour des objectifs et du travail réalisé ensemble.

Je ne travaille pas dans ce cadre : je propose du coaching, pas une thérapie.

Mais je trouve intéressant que cette question de la relation, de la confiance et de la collaboration ait elle aussi une place importante dans la réflexion autour de l’accompagnement.

De mon côté, je continue à employer mon mot beaucoup moins savant : le feeling.

Il me va très bien. 😄


Pour aller plus loin sur la notion d’alliance thérapeutique : L’alliance thérapeutique – La Psychologie Positive www.lapsychologiepositive.fr/alliance-therapeutique/


Coaching et feeling : et si la rencontre ne se fait pas ?


Alors je préfère qu’on se le dise: être juste dans ma façon d’accompagner, ce n’est pas accepter chaque personne qui me contacte. Et ce n’est certainement pas retenir quelqu’un parce qu’un accompagnement a commencé.

Je peux avoir les compétences et les outils pour travailler autour d’une problématique et ne pas être la bonne personne pour celle ou celui qui se trouve en face de moi.

L’inverse est vrai aussi. Vous pouvez reconnaître mes compétences, apprécier ma façon de travailler… et ne pas avoir envie d’être accompagné par moi. Et personne n’a besoin d’avoir tort pour que ce soit vrai.


Dans mon travail de coach de vie à L’Isle-Jourdain, comme dans les accompagnements que je propose à distance, c’est aussi pour cela que le premier échange compte autant.. Il permet de parler de ce qui vous amène, bien sûr. Mais aussi, tout simplement, de voir si nous pouvons travailler ensemble.

Et si ce n’est pas le cas, je préfère vous orienter vers quelqu’un qui vous correspondra davantage plutôt que de forcer une relation qui ne fonctionne pas.

Parce qu’au fond, les outils comptent. Le cadre compte. Les compétences comptent.

Et votre implication compte aussi. Le feeling ne fait pas le travail à notre place. Il crée simplement, à mon sens, les conditions pour que l’on puisse le faire ensemble.

Mais la rencontre compte aussi. Et si elle est là, alors on peut avancer ensemble.

Avec de l’écoute, de l’honnêteté, beaucoup de douceur… et, de temps en temps, peut-être, un petit cristal de sel dans le chocolat.


Et si vous voulez voir si le feeling est là… le premier échange permet justement de faire connaissance, de parler de ce qui vous amène et de voir si je suis la bonne personne pour vous accompagner.

1 commentaire


R03 Y37y
R03 Y37y
15 févr.

The emphasis on genuine connection in coaching and relationships really resonates—without trust, meaningful progress feels impossible. user reviews

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